Agence de Presse Sénégalaise (Dakar)
Sokhna Bator Sall
30 Juillet 2010
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Palmarin — A Palmarin, l'une des curiosités du coin est sans doute ce bateau venu s'échouer à quelques encablures du rivage de la mer jouxtant le campement "Naanay". L'embarcation est visible de partout avec sa coque rouillée ainsi que son mât, dressé vers le ciel telle une supplique.
Continuellement frappé par les vagues allant mourir sur le rivage, le "Titan" semble défier le temps depuis 1978, année où il a fait naufrage à Palmarin.
S'il aiguise la curiosité des étrangers, il en est autrement pour l'hôtelier Abdou Ndiaye, un ancien footballeur professionnel rentré au bercail après une carrière en Allemagne, qui cherche par tous les moyens à enlever l'embarcation de la vision idyllique qu'offre la mer à partir de son réceptif.
"J'ai envoyé des correspondances aux autorités pour qu'elles nous débarrassent de ce vieux bateau en rouille", indique Abdou Ndiaye, soulignant qu'il constitue un danger pour les pêcheurs car son avancée vers le sol gène ces derniers au moment où ils doivent jeter l'ancre.
En tous les cas, les nombreuses pirogues circulant dans les eaux sont obligées de contourner l'embarcation, histoire d'éviter de se briser contre elle.
A défaut de l'intervention de l'homme, la mer, elle, continue de faire son oeuvre destructrice car avoir capturé l'embarcation jusqu'à obliger son propriétaire de l'abandonner elle l'a brisée en deux parties en 2000, selon M. Ndiaye.
Si rien n'est fait, la mer qui a amené le bateau de la haute mer jusqu'auprès du rivage finira par le sortir complètement de l'eau, prédisent plusieurs habitants de Palmarin. |