« Qui sous-estime ses origines, peut perdre son prénom mais pas son nom »
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Bensirac Fatah, musicien, maître de chœur : A la charnière du sacré et du « profane »
Publiée le : 10/10/2017 - Source : lesoleil

Bensirac Fatah, de son vrai nom Abdou Fatah Fall, est un musicien, maître de chœur réputé dans le milieu du chant « sacré ». Sa musique est une célébration de notre rythme et un hymne de reconnaissance de l’universel. Elle est un pont réservé au patrimoine de l’humanité dont est issu celui-là sérère qu’il s’échine désormais à mettre en lumière. Son nouveau single, « Janggi », traduit cette générosité.

Bensirac Fatah est dans une quête infinie faisant de lui une âme que les prouesses du passé n’énivrent point. Il y a toujours quelque chose à faire, de nouveaux horizons à embrasser, des univers à explorer, des vies à narrer, des valeurs à exalter, des vertus à « exhumer ». Le natif de Dakar, amoureux de Palmarin, localité côtière du Sine-Saloum qui l’a bercé jusqu’en classe de Cm2, est un explorateur insatiable du beau et de la lumière jaillissant des mélodies qu’il fredonne ou orchestre. C’est que l’homonyme du guide religieux, Abdou Fatah Mbacké, s’est nourri de plusieurs cultures. Il est le fils d’un lébou musulman et d’une mère sérère de confession chrétienne. Il appartient à celle-ci mais est au-dessus des petites appartenances. Il a vécu la convivialité « rurale » et s’est frotté à la froideur « urbaine » pour se forger une personnalité attachante et lucide ; cette conscience qui lui a permis de concilier les études-plus tard une carrière professionnelle- et sa passion de la musique.

Après avoir décroché son certificat de fin d’études primaires à Palmarin, le jeune Abdou Fatah Fall se fabrique un destin dans la bouillante capitale sénégalaise. Il réussit le concours d’entrée à l’Ecole des bibliothécaires, archivistes et documentalistes de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar sous réserve du baccalauréat. Il s’inscrit, pour élargir ses possibilités, à la Faculté de droit de ce même établissement public. Il s’en est suivi quelques expériences professionnelles renseignant sur la détermination du jeune homme de ne jamais compromettre sa dignité. Le chef de cellule (Affaires juridiques /Archives et documentation), depuis mai 2014, dans la Commission nationale de réforme foncière a « bourlingué » un peu partout. Il a offert ses services à la Senac, à la Cour des comptes du Sénégal, à Wartsila West Africa, au ministère de la Fonction publique, à la Bceao…Abdou Fatah n’est pas sur le chemin des délices. Il prend celui de son épanouissement.

Sa production « musicale », qu’elle emprunte les allées du sacré ou de ce que l’on a appelé musique profane, sème des graines dans ces sillons de l’ouverture. Ce ne fut guère un long fleuve tranquille mais tout est naturel chez ce « garçon » de taille « noble ». Tout était réuni pour que le bonhomme ne manque pas le rendez-vous avec le destin qu’il s’échine à se fabriquer constamment. « Au village, mes oncles et leurs camarades séminaristes se plaisaient à venir tous les soirs à la maison jouer à la guitare et au tam-tam. J’ai grandi dans cet univers de rythmes. Aussi, mon père qui était, à un moment de sa vie, en Europe, avait un magasin d’instruments de musique dans le quartier de Rebeuss », se souvient-il. La curiosité irrite la passion du môme. Comme ce soir où il a trouvé un aîné en train de « gribouiller quelque chose » sur une feuille. C’était quelques notes de musique. Ce jour-là, Abdou Fatah lui promet d’y arriver un matin. Pari réussi. Il écrit la musique, la lit, l’arrange. Il est auteur-interprète, gratte de la guitare, tape sur le clavier et produit des percussions sans jamais avoir fréquenté une école de musique. Il a tout simplement laissé son sublime génie poétique et musical interpréter son « intérieur ». Bensirac Fatah est né. Une voix et un esprit libre dans la foi en son talent artistique se révèlent au monde. Et la baraka a guidé ses pas.

Conciliation de rythmes
« Ma mère m’avait demandé de revenir vivre à Keur Massar qui était à l’époque une cité avec une forte communauté catholique. Ici, le soir, tout le monde allait à la chorale. Un jour, tous les maîtres de chœur étaient indisponibles. Les gens ont alors choisi de me mettre au-devant de la scène estimant que j’étais le jeune le plus dégourdi ». Ils avaient le nez creux. Le longiligne garçon leur révèlent d’autres qualités de sa riche palette. Sa réputation s’étend jusque dans les chaumières. Bensirac commence par la grande chorale de Keur Massar, Saint François d’Assise, en tant que maître de chœur. Suite à un désaccord, celui qui est également le directeur musical du Chœur panafricain Afrikiyo quitte ce groupe pour fonder ce qui est considéré aujourd’hui comme une pépinière, la chorale « Le chœur triomphal ». Il a aussi été maître de chœur principal de la grande chorale Saint Jean Bosco de Nord Foire et membre fondateur de la chorale de la Bceao-Siège.

Après s’être construit une enviable réputation dans le chant sacré, Bensirac Fatah a investi l’univers de celui-là traditionnel pour mettre en lumière la musique sérère et tout ce qu’elle a à offrir au monde. « C’est mon principal challenge. Beaucoup de rythmes sérères ont tendance à disparaître ». Il s’inscrit ainsi dans une entreprise de sauvegarde et de diffusion d’un rythme qui l’a bercé. Son premier single, « Janggi » (Apprends), qui sera bientôt disponible, est une résultante de cette louable ambition. Ce titre, un hymne à la tradition et à l’ouverture, annonce un album éclectique. La sortie d’une autre production, de tonalité « sacrée », est prévue avant le carême. Bensirac Fatah est définitivement un génie du compromis, de la conciliation des univers de rythmes et de sens.

 
 
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